Lusse Bröd ou petits pains de la Sainte Lucie

Une recette de pain du monde de plus. J’explore de plus en plus la boulange traditionnelle des différents pays et j’avais trouvé cette recette intéressante et particulière.
Il s’agit d’un petit pain au safran et aux amandes qui est distribué par des jeunes filles à la Sainte Lucie, fête qui marque le début des fêtes de Noël en Suède.

Des jeunes filles habillées d’une robe longue blanche et portant une couronne de bougies ou une bougie à la main parcourent les centre commerciaux, les rues de village en distribuant des biscuits au gingembre et ces petits pains au safran.
Cette fête, célébrée le 13 décembre, n’a pas lieu d’ailleurs qu’en Suède,  il s’agirait d’une fête non officielle qui touche surtout les pays scandinaves et l’Italie.

Ingrédients

  • 600 g de farine grise (genre T65)
  • 20 g de levure fraîche
  • 100 g de sucre cristallisé
  • 1 pincée de safran en poudre ou quelques stigmates
  • 3 càs de purée d’amande
  • 5 gouttes d’extrait d’amande amère
  • 75 g de beurre
  • 10 g de sel
  • 300 ml de lait
  • 60 ml d’eau

Préparation

  • Faire infuser le safran dans le lait légèrement tiédi
  • Pendant ce temps, diluer la levure dans l’eau avec un peu de sucre et laisser buller pendant 10 min.
  • Ensuite mettre tous les ingrédients dans le bol du batteur sauf le beurre et laisser tourner le batteur pendant 6 min à vitesse 1.
  • Ajouter ensuite le beurre et laisser tourner le batteur à vitesse 2 pendant 8 minutes, le beurre devant être totalement incorporé et la pâte souple et élastique tout en étant un peu collante.
  • Laisser reposer la pâte pendant 30 min.
  • Mettre ensuite la pâte sur le plan de travail et la diviser en 16 pâtons égaux.
  • Façonner les pâtons en ficelle et les enrouler ensuite en S (vous pouvez aussi faire une forme d’omega ou une forme d’escargot).
  • Les disposer sur une plaque à patisserie et laisser monter le tout pendant environ 1h30.
    Préchauffer le four à 200°c.
  • Glacer les petits pains avec un mélange oeuf et eau et enfourner pendant 15 min.
  • Les petits pains se mangent légèrement chauds ou totalement froids.

Recette issue et modifiée du livre “Tous les pains du monde” aux éditions Succès du Livre

Et voici une petite surprise en lisant les photos sur ma carte flash : une petite main baladeuse qui n’en perd pas une miette !

Cette recette fera partie du Yeaspotting chez Susan

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Petits pains à la mozzarella

J’ai vraiment peu de temps pour le moment. En plein déménagement de maman et du boulot par dessus la tête.

J’ai quand même un peu renouvelé notre quotidien car mon fils râle lorsque je fais trop souvent du pain blanc classique ou même du pain “aux graines” (il déteste lorsque je mets des graines de tournesol ou de lin dans le pain, à coup sûr, je retrouve ses tartines intactes dans sa boîte à tartines).

Donc ce midi, fond de frigo (oui même pas pu faire les courses) et pain improvisé.

Ingrédients

  • 600 g de farine bise (type 60)
  • 20 g de levure fraîche
  • 360 ml d’eau
  • 12 g de sel type Herbamare
  • 2 càc d’herbes de Provence
  • 2 boules de Mozzarella

Préparation

  • Délayer la levure dans l’eau et laisser buller pendant environ 15 min.
  • Intégrer la levure à la farine et aux autres ingrédients dans la MAP ou dans la cuve du batteur
  • Laisser tourner la MAP pendant 8 min (programme pizza sur la Panasonic).
  • Arrêter la MAP et laisser reposer la pâte pendant 30 min
  • Verser la pâte sur un plan de travail fariné et laisser détendre pendant 15 min.
  • Diviser en 8 pâtons de poid égal.
  • Couper les boules de mozzarella en petits dés
  • Etaler grossièrement les pâtons en forme de cercle et y déposer un peu moins d’1/8ème de mozzarella au centre.
  • Fermer les pâtons sur la mozzarella en veillant à bien souder les bords et bouler le tout.
  • Les poser sur une plaque de patisserie.
  • Laisser monter pendant environ 1h30.
  • Préchauffer le four à 200° c
  • Fendre les pâtons au ciseau en forme de croix et y mettre un ou deux petits dés de mozzarella
  • Enfourner pour 25 min.
  • Sortir du four et laisser refroidir sur une grille.

A manger chaud ou tiède, excellent avec un potage à la tomate ! Ou encore meilleur certainement avec une soupe au Pistou.

 

Et un petit tour sur le Yeaspotting ça vous dit ?

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Einback – il serait temps que j’ai un studio photo digne de ce nom

Alors pourquoi est-ce que je dis ça et puis les einback c’est quoi ..

Les Einback ce sont des petits pains au lait mais moins sucrés que je trouve dans les boulangeries au Luxembourg. Ce sont des petites brioches collées les unes aux autres pendant la cuisson. Mes enfants les adorent et vu que mon grand “n’aime plus le pain” (qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !), j’en suis à une phase “réapprentissage”.

Et pourquoi le studio photo ?

Vous me voyez faire de belles photos et tout ça et vous vous dites “ouah comment elle fait ça ? Elle doit avoir un matos de dingue !!!! ” (ben oui quoi moi aussi je me fais des films … je m’imagine que vous vous extasiez devant mon expertise de la photo :lol:).
Ben non …. mon matos de dingue se résume à pas grand chose à part l’appareil (qui lui est un bon appareil, rendons à César … de toute façon, s’il n’était pas là, ça ne serait pas la même chose …. faudrait vraiment que je remette les anciennes recettes ici pour vous montrer à quel point mes photos culinaires ont évolués).

Si vous suivez mon blog, vous avez pu voir que j’utilise un fond blanc ou un fond noir ….. mon fond blanc ……. ttaaaddammmmm ….. c’est un rouleau de papier à recouvrir les cahiers coté pas décoré ! …………. et mon fond noir …… 1 m de velours noir ras ….. quel matériel, isn’t it ?

Le tout sur une chaise près d’une baie vitrée (car j’ai la chance de pouvoir profiter de la maaggniiiffiiiqquue luminosité légendaire de Belgique … comprendre : faut ruser pour avoir de la lumière).
Donc quand zone autour de vous un bébé de 15 mois, qui réclame à corps et à cri que vous vous occupiez d’elle et que vous tentez désespérément de prendre des photos pour nourrir votre blog … ça donne ça :

Donc voilà, vous savez tout sur mes photos …

Passons à la recette (tant qu’à faire) …

Ingrédients

  • 700 g de fleur d’épeautre (que vous pouvez remplacer par de la T45  de froment)
  • 25 g de levure de boulanger fraîche
  • 150 ml d’eau
  • 250 ml de lait entier
  • 50 g de sucre
  • 105 g de beurre
  • 15 g de sel
  • 1 oeuf pour dorer les petits pains

Préparation

  • Délayer la levure et le sucre dans l’eau et laisser buller pendant environ 15 min.
  • Intégrer la levure à la farine et aux autres ingrédients (sauf le beurre) qui sont dans la cuve de la MAP (ou dans la cuve du batteur).
  • Laisser tourner la MAP pendant 8 min (programme pizza sur la Panasonic).
  • Intégrer le beurre à la fin du pétrissage.
  • Faire de nouveau tourner la MAP pendant 6 min (ou le batteur) avec le beurre.
  • Arrêter la MAP et laisser reposer la pâte pendant 45 min (la pâte est alors collante, c’est tout à fait normal).
  • Verser la pâte sur un plan de travail fariné et laisser détendre pendant 15 min.
  • Diviser en 16 pâtons de poid égal et les façonner en petits pains (selon la méthode de la façon de la baguette ).
  • Les poser sur une plaque de patisserie en serrant les patons. Ils doivent se toucher à la fin de l’apprêt (il ne faut donc pas laisser plus de deux ou trois centimères entre les pâtons lorsque vous les déposer sur la plaque).
  • Laisser monter pendant environ 1h30.
  • Préchauffer le four à 200° et badigeonner les petits pains d’oeuf battu.
  • Enfourner pour 16 min.
  • Sortir du four et laisser refroidir sur une grille (en les gardant collés l’un à l’autre).

Bon appétit !

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Bailys – voyage gustatif à New York

Mais … qu’est-ce que c’est que ces petites choses ? Quelquechose à voir avec le Bailey’s ? Est-ce que vous savez de quoi je parle (pas toi Agnès, tu dois savoir ce que c’est … :lol:) ? Non probablement. Car si le Bagel est connu ici (surtout avec du saumon fumé et du fromage blanc à l’aneth), je n’ai jamais rencontré cet illustre inconnu.

Et c’est en feuilletant mon livre “Tous les pains du monde” que j’ai fait connaissance avec ce petit pain.

Il est comme son cousin, d’origine juive et est surtout présent à New York où la communauté juive est fort présente. Il a été baptisé ainsi en mémoire de la ville de Bailystock en Pologne, ville qui rencontrait la plus grande concentration de population juive de par le monde  au début du 20ème siècle et ville qui a subi de plein fouet la Seconde Guerre Mondiale et son holocauste.

Voici donc ce petit pain rond aromatisé aux oignons et aux graines de pavot. Contrairement au Bagel, il n’est pas façonné en anneau et n’est pas précuit dans l’eau bouillante salée. Par contre, la consistance de ce pain est très semblable au Bagel : dense et élastique.

J’ai adapté la recette de Bagel de Gontran Cherrier en remplaçant le lait par de l’eau et la levure sèche par de la levure fraîche (la majorité des recettes que j’ai pu consulter sur le net préconisent l’eau et non le lait).

Ingrédients pour 20 Bailys

Pour la pâte

  • 700 g de farine de froment blanche
  • 16 g de levure fraîche
  • 13 g de sel
  • 420 ml d’eau
  • 1 càs de sucre

Pour la garniture

  • 2 gros oignons
  • 3 càs de pavot
  • 15 g de beurre
  • sel, poivre

Préparation

  • Délayer la levure dans l’eau en y ajoutant le sucre et laisser buller pendant environ 20 min.
  • Mettre la farine et le sel dans le bol du batteur.
  • Ajouter le mélange de levure.
  • Faire tourner le batteur (ou la MAP) pendant 8 min à vitesse 1 et ensuite pendant 6 min à vitesse 2 (lorsque j’utilise ma MAP Panasonic, j’utilise le programme Pizza et je l’arrête dès que la MAP ne tourne plus – en général après 12 min).
  • Laisser la pâte monter pendant environ 30 min.
  • Ensuite déposer la pâte sur un plan de travail fariné et la laisser se détendre pendant environ 15 min.
  • Diviser la pâte en 20 pâtons égaux.
  • Les bouler et les mettre sur des plaques à patisserie.

  • Couvrir et laisser monter pendant environ 1h30 à température ambiante.
  • Ensuite, peler et émincer les oignons et les faire revenir dans la matière grasse jusqu’à ce qu’ils soient légèrement colorés et caramélisés (la cuisson doit être longue pour éviter de brûler les oignons).
  • Ajouter en fin de cuisson le pavot, le sel et le poivre.
  • Préchauffer le four à 200°c.
  • Pendant que le four préchauffe, huiler les petits pains et appuyer avec deux doigts au centre de ces petits pains pour former un cratère.

  • Les remplir du mélange d’oignons.

  • Laisser de nouveau monter pendant environ 15 min.
  • Enfourner et laisser cuire pendant environ 17 min (les petits pains seront légèrement colorés).
  • Sortir du four et laisser refroidir sur une grille.
  • A déguster avec du fromage ou pour ne pas déroger à la tradition du bagel avec du saumon fumé et de la crème à l’aneth.

RDV chez Susan pour le Yeaspotting de la semaine

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Briochettes à l’amande ou le remède anti-morosité

Aujourd’hui c’est dimanche et le dimanche, l’Homme est un peu morose. Il me fallait donc un petit repas du soir qui soit un  remède spécial surmenage : je me suis souvenue des petits choco-amandes de Sandra Avital qui m’avait bien tentés il y a quelques mois. J’ai donc fouillé dans mes favoris pour voir ce que je pouvais faire à partir de cette recette (oui, je sais, je suis un peu dinguotte …. je stocke bien consciencieusement toutes les recettes qui me plaisent dans mes favoris sur Firefox … je crois que je n’aurai jamais assez de toute ma vie pour réaliser tout ce qui me tente …. à moins de cuisiner nuit et jour … ou d’ouvrir un resto).

Le constat est rude : pas d’éclisses dans mon stock, plus assez de callets de chocolat, un malheureux oeuf qui se sent bien seul, un petit morceau de beurre (vous croyez qu’il est temps que je remplisse mon frigo et mes placards ?). Par contre : de la purée d’oléagineux en tout genre : noisettes, amandes, cacahuètes, du pralin, du mélange “brésilienne” (en fait mes placards ne sont pas si vides que cela …). Donc en avant pour modifier tout cela. J’ai fait le choix de remplacer alors le beurre par de la purée d’amandes, de mettre un peu d’extrait d’amandes amères pour relever le tout (car la purée à elle seule ne parfume pas assez le pâton de son arôme) et voilà de petites briochettes anti-morosité.

Ingrédients

  • 600 g de farine blanche d’épeautre
  • 12 g de levure sèche Bruggeman
  • 80 g de sucre de canne
  • 150 g de purée d’amandes
  • 2-3 gouttes d’extrait d’amandes amères
  • 300 ml de lait demi-écrémé
  • 1 oeuf
  • 7 g de sel

Pour le glacage

  • 1 càs de rhum
  • 1 càs de sucre glace
  • 2 càs d’eau
  • 2 càs de mélange “brésilienne”

Préparation

  • Mettre tous les ingrédients dans la MAP et faire tourner celle-ci en programme pizza pendant environ 10 min (vous pouvez utiliser un batteur type KA pour ce faire).
  • Laisser pointer pendant environ 30 min.
  • Sortir la pâte de la cuve et la mettre sur le plan de travail fariné
  • Diviser la pâte en 16 petits pâtons.
  • Bouler les pâtons et les disposer sur une plaque à pâtisserie ou sur une plaque en silicone
  • Laisser monter entre 2h et 2h30
  • Préchauffer le four à 200°c.
  • Enfourner pour 18 min
  • Sortir du four, glacer et saupoudrer du mélange “brésilienne” avant que les petites brioches ne refroidissent.

Préparation du glaçage :

  • Mettre le sucre glace, le rhum et l’eau dans un bol
  • Mélanger le tout pour que cela fasse un glaçage légèrement liquide et collant.

Et j’ose les proposer à Susan , même s’il s’agit d’une recette adaptée de Sandra.

(et j’ose parler de remède anti-morosité alors que mes photos sont bien ternes … mes plus plates excuses …. la luminosité du mois de janvier en fin de journée, ce n’est pas le Pérou …).

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Dragon’s Tail au muesli

Y a des jours comme ça où rien ne va. Où dès que vous posez le pied à terre en sortant du lit, c’est la cata assurée. Des enfants boulets qui ne veulent pas se lever, une mini qui est en forme depuis 6h du mat (et qui s’est réveillée un nombre incalculable de fois), une chemise non repassée pour l’Homme qui est à la bourre (et qui par conséquent stresse tout le monde, et surtout moi), un café renversé (et ouf le pc qui échappe de peu à la mort subite).

Y a des jours comme ça où les boulettes se transforment en choses pas si moches. Et pas si mauvaises tout compte fait;  où au hasard des ingrédients choisis pour faire un pain parce que le cerveau n’est pas encore bien connecté au reste du corps; où la caféine bien nécessaire après une nuit quasi blanche n’a pas encore fait son effet, où le mélange tient plus de l’alchimie que du truc bien pensé.

Voici un pain au muesli … (au muesli croustillant aux noisettes, au raisin et au riz soufflé parce que je me suis trompée de paquet) et au miel (où le miel prédomine car je me suis trompée de dosage).

Y a pas de hasard … j’ai laissé parler ma fibre culinaire (hem) tout simplement (toujours voir le verre à  moitié plein …).

Ingrédients

  • 200 g de farine complète d’épeautre
  • 400 g de farine blanche de froment
  • 9 g de levure sèche Bruggeman
  • 60 g de Knusper Müsli (marque Rapunzel)
  • 2 càs de miel toutes fleurs
  • 8 g de sel
  • 20 ml d’huile d’olive
  • 360 ml d’eau

Préparation

  • Mettre tous les ingrédients dans la MAP et faire tourner celle-ci en programme pizza pendant environ 10 min (vous pouvez utiliser un batteur type KA pour ce faire).
  • Laisser pointer pendant environ 45 min.
  • Sortir la pâte de la cuve et la mettre sur un plan de travail fariné (attention de fleurer le plan de travail et non de trop fariner sinon vous ne saurez jamais façonner vos baguettes, la pâte ne roulera pas).
  • Diviser la pâte en 4 pâtons égaux (d’environ 300 g chacun).
  • Façonner les pâtons en baguette selon cette technique (aller dans vidéo et choisir façonnage à la main).
  • Poser les baguettes sur un torchon préalablement fariné  et laisser monter pendant environ 1h30.
  • Préchauffer le four à 210°c
  • Au moment d’enfourner, scarifier les baguettes de manière à donner la forme typique de la queue de dragon (Dragon’s Tail) : vous pouvez trouver une vidéo de cette technique chez Susan (d’ailleurs j’en profite pour mentionner le Yeaspotting)
  • Enfourner pour 25 min et donner un coup de buée à l’entrée du four.
  • Sortir et laisser refroidir (et dégustez !)

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Tresse à 4 brins à la fleur d’oranger

Un mercredi comme les autres ? Non pas vraiment, il fait de nouveau bien froid ici et les enfants sont encore fatigués malgré les vacances de Noël. Et quoi de mieux qu’une brioche pour les réchauffer ? Celle-là sera aromatisée à la fleur d’oranger, sans beurre (oui j’avoue, sans beurre mais à l’huile d’olive de Nyons s’il vous plaît !) et sans zestes d’agrumes (car c’est un peu le désert du côte du stock spécial boulange pour le moment). L’on peut dire qu’il s’agit alors d’un ersatz de Mouna (enfin ersatz, à croire que non, puisqu’elle a été dévorée par trois enfants affamés … c’est à peine s’il en reste encore quelques tranches pour que l’Homme puisse y goûter).

La Mouna ou Mona semblerait trouver son origine première en Espagne mais c’est à Oran qu’elle connait sa plus grande popularité. Elle serait la brioche de Pâques des Pieds-Noirs. Ou selon les sources, servirait à rompre le jeûne après Yom Kippour.

Mais tout cela a-t-il vraiment de l’importance, je vous le demande ?

12ème photo – projet 365 photos en 1 an

Ingrédients

  • 600 g de farine de froment blanche
  • 80 g de sucre de canne
  • 20 g de levure de boulanger fraîche
  • 2 oeufs
  • 250 ml de lait
  • 50 ml d’huile d’olive
  • 10 g de sel

Préparation

  • Mettre la levure, une cuillère à soupe de sucre et le lait légèrement tiédi dans un bol, bien mélanger le tout et laisser buller pendant environ 15 min.
  • Mettre la farine et les autres ingrédients dans la cuve de la MAP.
  • Faire tourner la MAP pendant 10 min
  • Laisser reposer pendant 30 min.
  • Déposer la pâte sur le plan de travail et la diviser en 4 pâtons égaux.
  • Façonner des baguettes avec les 4 pâtons.
  • Procéder au tressage de la brioche (vous pourrez trouver des tutos sur le net pour faire un tressage à 3, 4 , 6, 8 brins (ou plus) – je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de faire plusieurs photos de la façon de procéder, une autre fois peut-être).
  • Placer la brioche sur une plaque à pâtisserie et laisser monter pendant au moins 1h30 à température ambiante.
  • Chauffer le four à 200°c.
  • Glacer la brioche au pinceau avec de l’oeuf battu ou du lait (ici la brioche a été glacée au lait, si vous voulez un rendu brillant, vous devrez alors utiliser de l’oeuf).
  • Enfourner la brioche et la laisser cuire à 200°c pendant 10 min, baisser ensuite le four et terminer la cuisson pendant 25 min encore (attention, la brioche devra peut-être couverte pendant la cuisson car le glaçage et le sucre présent dans la brioche colorent très vite et cela peut très vite brûler).

Yeaspottons-nous

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Baguette tradition à l’épeautre – ou comment je me triture les neurones

rrhhhhaaa enfin !!!! Une réussite !

ça fait trois semaines que je m’échigne à faire de la baguette … et que j’ai soit une mie trop dense, soit une croûte pas assez croquante, soit que je la fais brûler car j’ai mis le four trop fort, soit que je l’ai trop salée.

Mais têtue je suis et têtue je resterai !
Voilà, après maints essais, j’ai enfin trouvé ce que je voulais, et j’ai laissé tomber ma levure déshydratée pour faire un essai à la levure fraîche. Et je crois que c’est cela qui change tout. J’ai écumé les conseils de technomitron. Et à force d’essayer, nous y sommes.

Bon vu que je suis perfectionniste, j’aurais pu avoir une mie encore plus aérée. Celle-ci n’est pas trop mal, je pense que c’est dû à une poolish un peu moins “vieille”. Ma poolish a bullé pendant 8h et à mon avis, elle aurait pu encore travailler pendant quelques heures. Une poolish est prête lorsqu’elle s’effondre au milieu, ce qui n’était pas tout à fait le cas.

Et voici la recette (avec de la farine d’épeautre grise et non de froment blanche ce qui joue aussi sur la densité de la mie mais la recette est tout à fait transposable).

Ingrédients :

  • 600 g de farine d’épeautre bise
  • 7 g de levure
  • 11 g de sel
  • 360 ml d’eau

Préparation

La veille

  • Préparer la poolish.
  • Mettre 162 ml d’eau et 162 g de farine dans une jatte.
  • Ajouter ensuite la moitié de la levure délayée dans un peu d’eau prélevée des 162ml.
  • Mélanger bien le tout au fouet et laisser buller toute la nuit jusqu’à ce qu’elle se creuse au milieu.

Le lendemain

  • Mettre le reste de la farine, de l’eau, de la levure (à délayer un peu encore une fois) et le sel dans la cuve de la MAP.
  • Faire tourner la MAP pendant 10 min – vous pouvez tout à fait utiliser un batteur pour faire cette recette, en utilisant une petite vitesse (n°1)  pour le frasage et en augmentant un peu la vitesse pour l’amélioré (n°2), vous ajouterez la levure à ce moment.
  • Laisser reposer pendant environ 1h.
  • Déposer la pâte sur le plan de travail et la diviser en 3 (cela fait des pâtons d’environ 330 g).
  • Façonner les baguettes et les déposer sur un torchon fariné.
  • Laisser monter pendant au moins 1h.
  • Pendant ce temps, faire chauffer le four à 225°.
  • Faire glisser les baguettes sur la plaque à pâtisserie.
  • Donner un coup de buée avant d’entrer les baguettes dans le four.
  • Enfourner et laisser cuire pendant 25 min.

Et dégustez encore un peu chaude avec du beurre salé !

Un Yeaspotting de plus !

Et n’oubliez pas, vous avez jusqu’au 17 pour participer à ce petit jeu !

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Le Cougnou – C’est bientôt Noël

C’est bientôt Noël. Pour moi cela évoque le Cougnou (ou la Cougnolle) et le chocolat chaud le matin de Noël. J’aime faire partager cela aux enfants et pas que le jour de Noël car le Cougnou c’est trop bon !

Et c’est quoi le Cougnou : une brioche traditionnelle originaire probablement du Hainaut. Elle est faite d’oeufs, de lait, de beurre, de sucre et de farine. Depuis toute petite, je le connais nature mais je l’ai rencontré agrémenté de différentes choses : raisins, sucre perlé, chocolat … Mais mon préféré reste le nature avec du beurre salé (une bonne couche de beurre salé … et je ne suis pas bretonne).

Cette brioche est formée d’une grosse boule et deux petites et est sensée représenter l’enfant Jésus (d’ailleurs elle peut être décorée d’un Enfant Jésus en porcelaine, en plâtre, en sucre ou en pâte d’amande que les enfants se partageront).

Ingrédients

  • 800 g de farine blanche de froment
  • 175 g de beurre
  • 3 oeufs
  • 150 g de sucre cristallisé
  • 300 ml de lait demi-écrémé
  • 13 g de sel
  • 15 g de levure Bruggeman

Préparation

  • Faire tiédir légèrement le lait, y ajouter une càs de sucre et la levure et laisser buller pendant environ 15 minutes.
  • Dans le bol du batteur, mélanger la farine, le reste du sucre et le sel et laisser le mélange prendre la température de la pièce.
  • Ajouter ensuite les oeufs et commencer à battre le mélange à la vitesse 1 du Kitchen Aid.
  • Ajouter le mélange lait-sucre-levure petit à petit pour que le mélange soit homogène.
  • Battre pendant 1 minute et ajouter ensuite le beurre en petits morceaux.
  • Battre de nouveau à vitesse 2 pendant au moins 8 minutes jusqu’à ce que la pâte ait la texture désirée (que les doigts s’enfonçent dans la pâte sans coller et que la pâte remonte après levée de la pression des doigts). Durant cette phase, il sera peut-être nécessaire d’ajuster la texture de la pâte en ajoutant un peu de farine ou un peu de liquide. La pâte doit être homogène, ni liquide ni trop sèche.
  • Laisser pointer pendant 45 min à 1h.
    Rabattre légèrement la pâte en en souvelant un côté, couvrir la pâte d’un film plastique (le film doit être sur la pâte) et mettre au frigo pour la nuit.
  • Le lendemain matin, sortir la pâte du bol et la déposer sur le plan de travail fariné.
  • Laisser reprendre température pendant environ 1/2h.
  • Diviser la pâte en deux gros pâtons et quatres petits Les gros pâtons feront le corps des cougnous et les petits la tête et les pieds (cela figure un enfant emmailloté).
  • Façonner deux boules rondes et une grosse boule légèrement allongée. Souder les deux boules de chaque côté de la grosse en formant un cou et déposer sur la plaque de cuisson.
  • Laisser monter pendant 1h30 au moins.
  • Badigeonner les cougnous avec un oeuf battu juste avant entrée dans le four
  • Enfourner à 200° pendant 15 min, ensuite baisser à 175° pendant 10 min (il sera peut-être nécessaire de couvrir le cougnou à cette étape pour qu’il ne colore pas trop).
  • Sortir et laisser refroidir sur une grille.

Si vous désirez agrémenter votre cougnou de chocolat ou autre, vous pouvez le faire au moment du façonnage. Environ 150 g de chocolat ou de raisins seront suffisant pour deux gros cougnous. Si vous utilisez du sucre perlé, il sera nécessaire de diminuer la quantité de sucre cristallisé pour ne pas avoir une brioche trop sucrée (quoique …. tout cela n’est qu’une question de goût).

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Tordu sur poolish – rien à voir avec Lady Godiva

Oui, rien à voir avec lady Godiva … ni même avec Giono … mais pourquoi est-ce que je vous dis ça moi, peut-être parce que je suis en sevrage forcé de lecture ? Et non, je ne vais pas créer une rubrique littéraire sur ce blog.

Il s’agit plutôt du pain du jour : un tordu fait avec de la poolish.

C’est quoi un tordu ? C’est tout simplement un pain façonné en torsade et non scarifié. Il est simple à réaliser lorsqu’on connait la façon de procéder. Et c’est grâce à quelques conseils de pro que j’ai pu enfin avoir des résultats satisfaisants.

Et la poolish alors ? Petite leçon agents levants :

Il existe différents agents levants pour faire du pain dont les plus connus sont la levure et le levain.

Le levain est une “culture” de micro-organismes se multipliant dans un milieu “fertile”. ces micro-organismes sont présents dans notre environnement (donc dans l’air, dans la farine, dans l’eau, sur les parois du récipient etc). Le milieu fertile pour le levain se constitue de grain de blé (de farine), d’eau et de sucre ou de miel (de quoi engraisser tout ce petit monde). Les micro-organismes rencontrés dans le levain seront de tout type : bactéries (surtout de type lactique, ce qui donne ce goût si particulier au pain au levain) et levures …  Donc il s’agit bien d’un agent levant naturel dans lequel vous ne trouverez pas de levure (au sens commun, de boulanger, fraîche ou chimique). Si vous vous intéressez à la boulange, vous aurez déjà constaté qu’il existe différentes méthodes pour obtenir un levain : levain naturel, levain liquide ou Kayser.

Je dirais que le gros désavantage du levain est de devoir l’entretenir et le nourrir (et tout d’abord réussir à lui donner vie !). Pas simple car la matière première a de l’importance ainsi que la température de la pièce et l’environnement.

J’ai tenté et j’ai laissé tomber. Je n’apprécie pas le goût que donne le levain au pain et qui plus est je crois que je ne suis pas assez minutieuse pour pouvoir faire vivre l’animal …

Quant à la levure, elle peut être de différent type : de boulanger ou fraîche ou alors chimique.

Celle de boulanger peut se rapprocher de la fabrication du levain, il s’agit de culture de micro-organismes sélectionnés de type levure (Saccharomyces Cerevisiae) alors que dans le cas du levain, il s’agit des micro-organismes de l’environnement donc “sauvages”. Comme il s’agit de levures sélectionnées, la “culture” de la levure est différente et le procédé est désormais industriel.

La levure type Bruggeman que j’utilise est de la levure de ce type mais déshydratée (elle a le même pouvoir levant que la levure fraîche et a l’avantage d’avoir une conservation plus longue).

Et la chimique alors ? Plus rien à voir avec des micro-organismes qui batifolent dans notre pain (c’est frais tout cela) mais plutôt une réaction chimique au contact des ingrédients présents dans la recette, réaction qui génère des gazs qui vont provoquer la pousse.

Je n’ai jamais tenté de pain à la levure chimique car pour moi c’est un peu incongru. Je la réserve plutôt pour les gateaux ou les biscuits.

Bon c’est pas tout ça, mais j’ai parlé de poolish il me semble, revenons à nos moutons …

Comment la classer celle-là ? Entre le levain et la levure peut-être et encore, je n’en suis pas certaine car la poolish a besoin de levure ou de levain …

Ce procédé venant de Pologne (il y a bien longtemps) consiste à fabriquer une sorte de bouillie avec de l’eau, de la farine, du sucre et un peu de levure ou de levain. Et de laisser le tout buller (proliférer, mijoter  … c’est comme vous voulez) pendant quelques heures avant de s’en servir.

J’apprécie cette méthode car elle donne au pain un goût plus prononcé que celui du pain à la levure, sans avoir ce goût un peu acide typique du pain au levain. Et je ne vous parle même pas de la mie que cela peut donner ! Aérée comme vous ne pourrez pas l’avoir avec de la simple levure … un mie qui ressemble terriblement aux baguettes à l’ancienne que vous pouvez encore trouver chez les bons boulangers (bon ici en Belgique, faut pas rêver, je dois en faire des km pour espérer avoir une baguette vaguement convenable).

Je ne rentrerai pas dans le détails mais il existe des poolish de moitié et de trois quart (ou poolish française ou viennoise). Je n’ai fait qu’en entendre parler. Personnellement, j’utilise celle de moitié, jamais testé les autres.

Ce sujet vous intéresse : vous trouverez ici, et des informations plus complètes que le petit résumé que je viens de vous faire.

Une toute petite gourmande en arrière plan …

Ingrédients

Pour la poolish

  • 150 g de farine grise d’épeautre
  • 150 g d’eau tiède
  • 20 g de sucre
  • 2 g de levure Bruggeman (et si vous n’avez pas une balance terriblement précise, une pointe de couteau … du moins c’est ainsi que je procède).

Pour le pain

  • 350 g de farine grise d’épeautre
  • 100 g de farine complète d’épeautre
  • 350 ml d’eau tiède
  • 10 g de sel de mer de Noirmoutier

Préparation

  • La veille au soir (ou du moins environ 8 à 10h avant la fabrication du pain), mélanger la farine avec l’eau tiède et le sucre dans un récipient ou dans la cuve de la MAP jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Couvrir et laisser buller pendant environ 8 à 10h (vous pouvez utiliser une poolish plus récente si vous le désirez, si vous n’avez pas le temps, augmentez la quantité de levure pour accélérer le “bullage”).
  • Le lendemain, mettre la poolish dans la cuve de la MAP, ajouter ensuite les autres ingrédients en terminant par le sel. Programmer votre MAP en programme pâte basique (2h20 pour moi). Si vous utilisez un batteur, procéder comme pour un pain classique et laisser pousser jusqu’à ce que la pâte double de volume (environ une heure et demi).
  • Sortir ensuite le pâton sur un plan de travail fariné, dégazer légèrement, bouler et laisser la pâte se détendre pendant environ 10 min. Procéder ensuite au façonnage.
  • Pour faire le tordu, procéder comme suit : étaler la pâte en un rectangle d’environ 30 cm sur 20 tout en gardant les bords de la pâte plus épais (donc vous travaillez la pâte avec le rouleau à patisserie à partir du milieu vers les bords).
  • Rabattre la pâte à l’envers sur un des bords.
  • Rabattre l’autre bord sur la pâte (donc vous obtenez un paton avec un bord épais en dessous du pâton et un au dessus).
  • Retourner ensuite le paton et tordre le pâton (comme si vous tordiez une serpillière). Le faire légèrement rouler sur le plan de travail pour que les torsades soit également réparties.
  • Poser sur une plaque à pâtisserie. Laisser pointer pendant environ 1h.
  • Enfourner à 230° pendant 5 min en donnant un coup de buée au moment d’enfourner et un 5 min après ensuite baisser la température à 190° et laisser cuire pendant 30 min.

Alors pourquoi est-ce que je vous parle toujours du coup de buée ? Le coup de buée va permettre au pain d’avoir une croûte bien croustillante et qui chante une fois sorti du four. Et pour moi c’est essentiel sur certains pains, voire indispensable pour la baguette. Le coup de buée, ça peut être vaporiser de l’eau sur le pâton, ça peut être vaporiser de l’eau dans le four ou mettre un peu d’eau dans la plaque inférieure du four ou dans une coupelle (pas sur la sole directement).

N’hésitez pas à faire part de vos réflexions, de vos questions … n’oubliez pas que pour pouvoir continuer, un blog a besoin d’être vivant.

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